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lundi 5 mars 2012

SAINT ETIENNE DU MONT (2)

La façade de ce monument ressemble un peu trop à ces meubles appelés cabinets au commencement du XVII ème et qui cachaient leurs tiroirs,leurs vantaux et leurs secrets,sous une superfétation d'ordres microscopiques,de niches,de frontons circulaires et angulaires de statuettes et de grotesques.Ce qui manque sur cette façade,comme sur la plupart des monuments religieux élevés à cette époque c'est une idée première(...)
Même au moment de sa décadence notre art du Moyen Age se soumet à une idée,procède d'après une méthode et la conception générale si chargée qu'elle soit de détails est écrite dès la base du monument(...)
Il y a bien quelque chose d'attrayant dans cet imprévu dans cette fantaisie qui interviennent à tous propos et qui reproduisent en pierre les rêves de l'artiste 
On se fatigue vite cependant de toute oeuvre d'art qui n'est pas l'éclosion bien nourrie d'une idée mère.
Un édifice ,surtout un édifice religieux n'est pas une causerie passant d'un sujet à un autre 
Eugène Viollet-le-Duc

La façade est l'oeuvre de Claude Guérin.







Peu de terrain ayant été accordé par l'abbaye,elle fut implantée de biais par rapport à la nef.
Elle est de forme pyramidale ,au rez de chaussée un grand portique,deux niches contenant les statues de Saint Etienne






et de Sainte Genviève accompagnée de son mouton.
Au tympan la lapidation de Saint Etienne



Un vaste fronton triangulaire représentant la Résurrection du Christ



A l'étage une rosace médiévale encadrée par deux niches surmontée d'un fronton orné au centre d'un bas-relief 




représentant les armes de France et celles de l'abbaye.
Et par dessus un haut pignon à la  française






Imaginez-vous écouter ici le Et in Terra Pax du Gloria RV 589 de Vivaldi





Ce morceau dont on peut entendre un extrait dans L'Hiver dernier ce film que j'ai vu hier et qui encore aujourd'hui occupe mes pensées.
S'il passe près de chez vous (hélas actuellement projeté dans seulement
 vingt-quatre salles en France )courrez-y.
Vincent Rottiers que j'avais découvert et qui m'avait émue dans Je suis heureux que ma mère soit vivante ,confirme ici son talent.





mardi 9 novembre 2010

CHANGEMENT DE PROGRAMME

J'avais prévu de vous faire profiter de la fin de ma balade de la semaine passée.
Mais un rendez-vous reporté au dernier moment,trois heures à occuper en attendant la réunion suivante,une journée à ne pas mettre un chien dehors encore moins le nez même avec un appareil photo,un jour où beaucoup de musées sont fermés et me voilà renouant avec le chemin des salles obscures

Je l'ai connu haut comme trois pommes,jouant le rôle de l'amoureux d'une de mes nièces à l'école maternelle,aussi c'est vrai j'ai un faible  pour lui je suis presque une inconditionnelle de tout ce qu'il fait.
Et pourtant je n'étais pas encore allée voir son dernier film.Il faisait encore trop beau pour moi et puis mes références favorites n'étaient pas franchement d'accord.
Annie Coppermann semblait un peu désabusée alors que Les Fiches lui accordaient tout de même trois étoiles.
Aujourd'hui voila chose faite,je suis allée voir le film que Guillaume Canet a écrit et réalisé






Et j'en suis ressortie ravie.
Il y a du Sautet la-dedans,j'ai retrouvé en Marion Cotillard des airs de Romy.Je me suis souvenue de Vincent ,François.... et bien d'autres.
Cluzet est tout bonnement époustouflant .










quant à Valérie Bonneton ,je pense que beaucoup se souviendront d'elle.






Bien sûr vous allez me dire cela se passe au bord du bassin que tu aimes tant donc,tu t'es laissée charmer
Eh bien oui je me suis laissée charmer par la douce lumière que les habitués de ces lieux connaissent,par les pinasses,les vues sur le bassin,les ambiances...
Et alors?
Si d'aucuns se pincent le nez  comme le rapportent   Les Fiches  comme si  Guillaume Canet avait  couché avec Marine Le Pen,cela n'engage qu'eux.
Pour ma part je ne vais pas bouder mon plaisir,on y rit, beaucoup,on y pleure aussi .
Tous les acteurs sont parfaits et on ne voit pas passer le temps.
 Juste une réserve,si j'avais su j'aurais pris beaucoup de mouchoirs juste pour la fin!

jeudi 25 février 2010

OU DE L'AMOUR ET DE L'ABANDON




Patty et Walter un couple de forains vivent dans une roulotte aux abords de Rome.
Un soir Patty recueille une fillette abandonnée.

Une interprétation plus vraie que nature,par des acteurs non professionnels,nous sommes plus proches du documentaire que du film.
Des personnages touchants et émouvants empreints de chaleur humaine, surtout Tairo dans le rôle du grand frère,lui aussi "abandonné"suite à la séparation de ses parents.On voit l'amour grandir entre cette fillette et cette grande famille d'adoption que sont les forains,installés sur ce terrain vague.
Beaucoup de modestie,pas de niaiserie,une fin où tout est possible.
Une ambiance qui n'a pas été sans me rappeler celle-ci.
Une belle page de cinéma qui nous donne à penser qu'il existe encore un brin d'humanité en ce monde.
Un petit budget,comme quoi des petits moyens peuvent faire de grands films

Une oeuvre étonnante,à la fois sèche et profondément tendre
Les fiches du cinéma

dimanche 6 décembre 2009

VINCERE



Ou le parcours infernal et le combat d'Ida Dalser,la femme cachée de Benito Mussolini pour exister.
C'est lors d'un meeting politique,qu'Ida ,fait la connaissance de Mussolini,elle sera immédiatement fascinée.


Cette fascination se transformera en passion amoureuse,dont naitra un enfant.


Ida va participer à l'ascension du leader fasciste.
Lorsque Mussolini va accéder au pouvoir,tout va basculer.Il va la rejeter et la répudier.
Mais Ida va obstinément essayer de se faire entendre,et ne va cesser de revendiquer sa vérité


qui dérange le dictateur,lequel s'acharnera à son anéantissement ainsi que celui de son fils.
Ida est une femme courageuse et rebelle,j'ai un peu regretté ,qu'elle nous soit davantage montrée en folle exaltée.Il est vrai que le Duce avait décidé de la faire passer pour folle....

Vincere est un film froid,mais puissant

Giovanna Mezzogiorno est extraordinaire dans ce rôle,du début à la fin,elle est bouleversante.
Cannes l'a boudée,mais le spectateur je pense saura la réhabiliter

Je lui donne cinq minutes pour me foudroyer
défi de Mussolini à Dieu

dimanche 22 novembre 2009

AVENTURES ET MESAVENTURES






Il ne faut pas chercher ici les stars,ni vraiment une histoire.
Nous sommes bien loin de Kate Winslet et Léonardo DiCaprio.
Burt et Verona viennent d'apprendre que Verona était enceinte.
Ils partent alors à la recherche d'un nid où s'installer,à travers les Etats Unis en rendant visite à famille et amis.


On retrouve comme toujours avec Mendes,des plans serrés sur les personnages,ce qui permet au spectateur de ne rien perdre de l'expression des visages quelle qu'elle soit.

Il nous dresse ici le portrait d'une façon un peu douce-amère,parfois un peu caricaturale de l'Amérique,à travers une comédie charmante et avec surtout un couple d'acteurs charmant et attachant


Un agréable voyage

dimanche 15 novembre 2009

OU QUAND LE CINEMA ET LA LITERRATURE SE RENCONTRENT


J'ai deux salles de cinéma de prédilection,La Pagode et celle-ci,dans le passage Delambre-Montparnasse:
Les 7 Parnassiens
Il y a toujours eu un coin avec tables et chaises,où l'on pouvait s'installer avec un livre en attendant l'heure de la séance.
Depuis quelques mois,ce cinéma abrite "les livres à pattes".
Expression un peu déviée de celle des Russes"les papiers à pattes",désignant ainsi les papiers qui disparaissent!!
Selon eux les papiers introuvables sont dotés d'une vie propre.
On ne les égare pas ils choisissent eux-mêmes leur destin....
"Les livres à pattes "est à mon sens une idée géniale,dont le principe est simple:chacun peut choisir dans la bibliothèque un livre et l'emporter à la seule condition de le remplacer par un autre.
Le responsable souhaite faire de ce cinéma un lieu d'accueil,d'échange et de dialogue.
Aujourd'hui je n'ai pas emporté,ni apporté de livre mais vu



Sans son billet et le sien,je serais complètement passée à côté,la bande -annonce n'ayant pas particulièrement attiré mon attention.
Un jeu de flash-back qui nous dresse un beau portrait de femme(dont la sérénité est en passe de s'effriter) qui manque peut-être un peu de profondeur.
De la sensibilité et un charme entêtant.
Et surtout:
Il faut se méfier de l'eau qui dort

dimanche 8 novembre 2009

LE CONCERT




Les péripéties d'un ancien chef d'orchestre déchu par le pouvoir communiste.
Cela pourrait être cela,mais ce n'est pas que cela.
L'histoire est inspirée d'un fait réel.
Bien sûr certains feront la fine bouche,car par moment cela prend un peu des airs de La Grande Vadrouille avec ses aventures picaresques.
Mais c'est un film plein d'émotion et de bonheur,de musique et de passion
On passe du rire aux larmes.
Les acteurs sont étonnants,notamment ,les acteurs russes,Mélanie Laurent parfaite dans son rôle de soliste violoniste et qui a fait tirer les larmes de quelques uns autour de moi dans la salle.
Les trente dernières minutes sont un total émerveillement,surtout pour les amateurs de musique,et alors on oublie les quelques passages c'est vrai un peu lourds.





Tourné, en partie, sur la place Rouge et dans la salle du Châtelet, réunissant une brochette de comédiens russes remarquables et, auprès de Miou-Miou, l’exceptionnelle, décidément, Mélanie Laurent, ce film à la fois populaire, dénonciateur et romantique dans le meilleur sens du terme fait chaud au cœur. Et, en prime, du bien aux oreilles, grâce au sublime concerto de Tchaïkovski dont l’exécution filmée au plus près du visage de la soliste soulève, au dernier tiers du film, une émotion dont on n’a jamais honte. Ne vous en privez pas.
Annie Coppermann Les Echos



jeudi 5 novembre 2009

LES HERBES FOLLES


Les Herbes Folles

Un film plaisant réalisé par un jeune homme de 87 ans,d'après le beau roman de Christian Gailly:L'Incident
Elle Marguerite Muir, dentiste déjantée,se fait voler son sac.
Lui Georges Palet,sexagénaire à la retraite trouve le portefeuille de Marguerite dans un parking.
Intrigué par la photographie de Marguerite il cherche à la rencontrer.
Cela pourrait rester une histoire banale,commence alors un ballet amoureux,un film surprenant.
Une mise en scène audacieuse,Resnais voit les personnages comme ces herbes sauvages qui poussent n'importe où.
Un film ,drôle,réjouissant,plein de finesse et d'humour.
On passe de la fantaisie à l'émotion ,aidés par la caméra qui s'attarde régulièrement sur des herbes folles,comme on se passe sous le nez des grains de café pour libérer notre odorat du parfum précédent.
Un couple de comédiens attachant, très français et exquis.


Il faut le dire avec infiniment de tact et de circonspection, mais ce film dont le génie consiste à avoir un pied dans l'enfance et un autre dans la tombe ressemble à un adieu d'une folle élégance, d'une bouleversante sérénité.
Le Monde





lundi 2 novembre 2009

COUREZ-Y


Je ne vais pas plagier ce qu'elle a si bien fait.
Je dirai simplement qu'il est de ces films qui ne vous lâchent pas et qui ne laissent pas indifférent.
Que j'ai aimé le noir et blanc et son côté suranné,mais aussi glaçant,avec parfois une lumière inquiétante, que j'ai été impressionnée par les visages impénétrables des enfants.
Vous sourirez peut-être une seule fois mais vous ne pleurerez pas non plus

samedi 10 octobre 2009

MERES ET FILLES






L'argument le voici:

Dans les années 1950, Louise a quitté le domicile conjugal alors que ses enfants étaient encore jeunes. Elle n'a plus donné signe de vie. Sa fille Martine est restée dans la petite ville de bord de mer où elle est devenue médecin. Aujourd' hui Audrey, la fille de Martine, la trentaine indépendante, revient rendre visite à ses parents. Elle va trouver par hasard un cahier ayant appartenu à sa grand-mère, un journal qui pourrait enfin expliquer son départ. Eclaircira-t-il les non-dits qui altèrent depuis toujours les relations au sein de la famille ? Audrey y trouvera-t-elle les réponses aux questions qu'elle se pose sur son propre avenir ?

Trois femmes au coeur de l'intrigue,trois générations.
La grand-mère, Marie-Josée Croze,qui apparaît par flashback,Catherine Deneuve impressionnante dans le rôle de la mère,rigide,froide ,écrasante,que sa mère et sa fille exaspèrent,et Audrey,la fille déboussolée depuis qu'elle a appris qu'elle était enceinte, rôle remarquablement interprété par Marina Hands.

Le passé et le présent alternent pour nous révéler la vérité sur cette histoire de famille où comme bien souvent des secrets inavouables se cachent.

Est-ce le lieu du tournage,Arcachon ,cher à mon coeur, avec ses perrés contre lesquels on s'adosse pour lire sur la plage,les vues au loin de l'île aux oiseaux ,du banc d'Arguin,la jetée Thiers que l'on aperçoit souvent, le ciel aux nuages oranges sur lequel la caméra s'arrête un moment, le bassin et toute sa magie qui se dessine à travers les pins,l'impressionnant trio d'actrices,la grand-mère silencieuse,la mère,traumatisée, rancunière et glaciale,la fille très émouvante ,un peu paumée mais d'une grande spontanéité,sans oublier les hommes au second plan qui viennent adoucir le tableau,tout ces éléments réunis qui m'ont conquise?

Je ne sais,mais conquise je l'ai été



mercredi 7 octobre 2009

LE DERNIER POUR LA ROUTE


Belle adaptation du livre d'Hervé Chabalier.
Certains trouveront à ce film comme on peut le lire dans certaines critiques un côté pédagogique,peu importe, pédagogie ou non c'est un hymne au retour à la vie et un agréable moment de cinéma.
On retrouve la justesse de François Cluzet dans "Ne le dis à personne",ici, bouleversant ,à la fois dur et fragile, empli d' interrogations,d'hésitations mais aussi petit à petit d'une volonté de ne pas replonger,malgré toutes les tentations,on tremble et lutte avec lui.
De la solidarité, de l'amitié,un peu d'amour.
Des acteurs remarquables,un lieu de tournage enchanteur avec de belles prises de vue aux tons d'automne.
Un film tour à tour poignant,drôle,émouvant,plein de retenue, à la fois fort et simple.
C'est de Philippe Godeau,c'est sa première réalisation à mon avis fort réussie

dimanche 4 octobre 2009




Un fait divers qui avait inspiré un article à Emmanuel Carrère.
Un producteur que cela interpelle.
Un réalisateur qui pour la première fois travaille avec son fils.
Un film sur le thème de l'abandon et de l'adoption qui m'a enthousiasmée .
Des personnages émouvants, d'une crédibilité et d'une exactitude extraordinaires,une tension palpable tout au long.
Il faudra attendre la fin pour que nous en comprenions le titre .
Bouleversant,à ne pas manquer.

mardi 22 septembre 2009

A PROPOS D'ELLY






Film du réalisateur iranien Asghar Farhadi.
Quatre couples ,la trentaine passent le week-end au bord de la mer dans une maison qu'ils ont louée.
Tous mariés sauf un de leur ami de la faculté de droit,Ahmad,divorcé,et Elly institutrice,invitée par l'une d'entre eux, Sepideh, jouant les entremetteuses.
Tout se passe pour le mieux,sur le ton d'une gentille comédie,mais lorsque Elly disparaît,tout tourne au drame.
Mais qui est Elly? Que lui est-il arrivé?
Toutes les possibilités nous seront suggérées.
Un film qui oscille entre tradition et modernité,selon le réalisateur.
En effet,des femmes foulardées mais qui incendient leurs maris,des téléphones portables,des voitures qui ne sont autres que des 4X4,mais aussi un mari qui tape sa femme:elle l'a "obligé à porter la main sur elle".....
On s'attache à tous ces personnages,particulièrement à Elly et sa fragilité qui transparaît.
Le spectateur pendant près de deux heures est tour à tout porté par la joie,la tristesse,la peur ,la honte.
Deux heures qui m'ont captivée


vendredi 4 septembre 2009

CHIARA A LA PAGODE



Il est des lieux qui m'attirent quoi qu'il s'y passe.
La Pagode est de ceux-la.Située en plein VII ème arrondissement,elle détonne un peu.
Elle a été construite à la fin du XIX ème à cette période où l'Extrême -Orient était à la mode par l'architecte Alexandre Marcel à la demande d'Emile Morin patron du Bon Marché ,c'est une véritable pagode japonaise inspirée du sanctuaire de Toshogu à Nikko.
Emile Morin l'offrit à sa femme qui pourtant le quitta peu après et mit la pagode en vente!!!!
Elle a failli devenir l'Ambassade de Chine ,mais lorsque les Chinois s'aperçurent que les fresques à l'intérieur représentaient une défaite de l'armée chinoise face aux Japonais,ils changèrent d'avis.
Elle a été transformée en cinéma en 1931 et elle est classée depuis 1986.
C'est en ce lieu que Cocteau donna la première du Testament d'Orphée.

Actuellement on peut y voir la belle Chiara dans le dernier film de Christophe Honoré Vivez Libre ou Non ma fille....
Chiara Mastroianni incarne le rôle de Léna,trentenaire, mère de deux jeunes enfants,anesthésiste,qui vit une période de révolte et un désir de liberté.
Un peu déprimée par son divorce récent,elle envoie tout promener y compris son métier.
Elle est difficile à comprendre tant par son entourage qui veut à tout prix son bonheur,sa mère adorable mais étouffante et envahissante,la soeur assez castratrice ,que par le spectateur.
C'est tour à tour la fuite,la fureur,la panique, l'affrontement,les pleurs, le rire,l'émotion,le sentiment de trahison.
Tout cela sous les yeux des enfants.....
Les hommes sont un peu en retrait,le père,le frère loufoque, ainsi que les maris.
Cela fait un peut penser aux chroniques familiales de Claude Sautet,mais on en est loin,Chiara est belle,la maison de famille en Bretagne aussi,ceci compense cela


vendredi 17 avril 2009

CHERI

Trois ans après The Queen voici la nouvelle composition du réalisateur britannique Stephen Frears



dont le talent n'est plus à prouver.

Adaptation fidèle de l'ouvrage de la romancière Colette paru en 1920.Nous voici dans le monde des "demi-mondaines" que je préfèrerai au terme de courtisanes.
Léa interprétée par la divine Michelle Pfeiffer vieillissante mais d'une élégance rare,Ruppert Friend incarne Chéri jeune dandy un brin capricieux.
Un film que je qualifierai de luxueux,des décors superbes,des costumes raffinés, un film délicieusement anglais.

Ce film a été tourné en grande partie à Paris et à Biarritz.J'ai reconnu d'emblée où avait été tournée la scène du mariage: l'eglise du Val- de- Grâce.
J'ai eu davantage à chercher pour localiser la superbe maison Art Nouveau de Léa,ce numéro 60.
Ainsi que la rue dans laquelle Chéri guette l'arrivée de Léa.

Grâce à une plaquette éditée par la mairie de Paris j'ai pu retrouver les lieux.
La maison de Léa n'est autre que l'hôtel particulier construit en 1910 par Hector Guimard (les bouches du métro parisien) pour un industriel vénitien Paul Mezzara, situé rue La Fontaine pas loin des immeubles connus sous le nom de Castel Beranger dont le peintre Signac fut un des premiers locataires.
Quant à la rue il s'agit de la rue Eugène- Manuel avec l'immeuble au numéro 2 de Charles Klein qui fit recouvrir la façade de grés cérame du céramiste Emille Muller.Egalement un chef d'oeuvre de l'art nouveau.
Une nouvelle idée de balade..........