jeudi 21 juillet 2011

DES ALIX A ROCAMADOUR

Dans mon tiroir cistercien je vous parlais de la grange des Alix .
En effet l'abbaye cistercienne possédait deux principales implantations en Haut-Quercy  ,dans la vallée de la Tourmente deux granges Le Granger dans  la commune de Sarrazac et Bannières dans la commune de Saint Michel de Bannières,et tout près de Rocamadour,une autre grange Les Alix ,avec un relais à Martel qui était leur cellier.
C'est grâce aux frères convers d'Obazine que l'on doit le drainage de la vallée de la Tourmente notamment ,l'aménagement hydraulique et l'implantation d'un certain nombre de moulins le long de la vallée de l'Ouysse.
De quoi me donner envie de reprendre mon bâton de pèlerin.
Première étape Les Alix.




Aujourd'hui un hameau à deux kilomètres de Rocamadour où l'on peut acheter de délicieux Rocamadour.
La chapelle   est devenue une grange .


Bien que nous ayons depuis quelques jours ici un temps épouvantable j'ai eu envie d'aller revoir ce moulin cistercien construit par les moines des Alix.
Une très jolie promenade que je dus faire en deux fois tant la météo n'a vraiment pas été coopérative.

Je suis partie de Belcastel  avec l'idée de rejoindre Rocamadour 


en longeant l'Ouysse ,jalonnée de moulins.


Des paysages très variés selon que l'on se trouve sur le Causse ou dans la vallée 
Mais toujours très près cette rivière aux eaux si vertes .



Le premier jour j'arrivais à Cougnaguet  sous un semblant de soleil


Pendant ma visite le temps s'était couvert,je suis restée un moment  à attendre,


 regarder la farine tomber des meules 



J'espérais pouvoir aller jusqu'au bout ce jour là mais après trois kilomètres sous une pluie battante je bifurquais  et attendais que le Gentilhomme  vienne à ma rencontre.
Le lendemain je reprendrai mon chemin depuis le moulin le visiterai de nouveau avec vous

dimanche 17 juillet 2011

OBAZINE AUBAZINE

Un de mes tiroirs cistercien.




Tombeau de saint Étienne d’Obazine (v. 1260). 





Le gisant est accompagné d’arcatures ajourées recouvertes d’un toit à deux pans. Sur l’un des deux versants, cinq groupes de personnages s’avancent vers la Vierge et l’Enfant


 : (de gauche à droite) Étienne et un abbé avec crosse, des moines,




 des frères convers (barbus)













des moniales de Coyroux et des salariés laïcs. Tout les habitants du monastère sont représentés






Avant de  refermer mon tiroir  j'ai relevé quelques noms comme Alix.
Je vais certainement reprendre mon GR que j'avais abandonné à Montvalent si le temps me 
le permet pour aller revoir cette implantation d'Obazine en Haut-Quercy qu'était la grange des Alix




En 1895Coco Chanel est confiée, avec ses deux sœurs, dans un orphelinat installé au XIXe siècle sous les combles de l'abbaye  : elle y mène une vie austère et rigoureuse pendant six années qui marqueront profondément le style révolutionnaire de la future styliste. Elle s'est inspirée de ce lieu pour créer des vêtements aux lignes épurées harmonieuses (à l'instar de l'architecture de l'abbaye), aux couleurs neutres (noir et blanc comme les uniformes des sœurs et des pensionnaires, beige comme les couleurs des murs) ou pour former son logo (voir les C entrelacés des vitraux)


 cette phrase  m'a rappelée l'exposition que j'avais pu voir cet hiver consacrée à Andrée Putmann,où j'avais appris que c'était son enfance passée dans cette abbaye qui appartenait à son grand-père qui avait influencé son style,son goût pour les lignes épurées.
Décidément!

jeudi 14 juillet 2011

DANS MES TIROIRS

C'est ainsi que je pourrais nommer mes nouvelles pages.
Mais le Gentilhomme trouve que je passe déjà beaucoup trop de temps sur celles-ci et puis il n'y pas que cela dans ma vie.
Pourtant lorsque je vois tout ce que j'ai au fond de mes tiroirs dont je ne  vous ai pas parlé,les photos que je ne vous ai pas montrées,Venise trois mille soixante quinze photos,bien entendu toutes ne sont pas bonnes mais il y en a bien la moitié qui se laissent regarder,la Corse,je me suis arrêtée au milieu du quatrième jour j'en aurais encore six à passer avec vous,mes yeux parisiens quotidiens,mes lectures,mes musiques ,mes inventions culinaires comme aujourd'hui des courgettes que j'ai jetées au fond de la bassine  en cuivre avec l'idée d'en faire de la confiture(on fait bien de la confiture de courges diverses et variées...) pour au final obtenir l'appellation de Chutney de courgettes,qui va être dégusté ce soir avec des haricots verts du jardin et du foie gras de canard........
Tout ces moments qui la vie passant tellement vite sont rapidement derrière moi,mais qui restent agréables à partager.
Aussi j'ai eu envie d'ouvrir de temps en temps ces tiroirs.
Aujourd'hui je vais ouvrir des tiroirs vénitiens que j'accompagnerai de quelques lignes d'une de mes lectures du moment.






Déjà un exemplaire de mon Altana.C'est, de mes livres ,un de ceux que j'aime le mieux et que j'ai eu le plus de plaisir à écrire.Il est fait de ce qui fut ,peut-être,le meilleur de ma vie.Il est comme le souvenir d'un long songe vécu.Ses deux volumes comptent près de 800 pages et je n'ai mis que huit mois à les composer.Pour cela je me suis servi de quelques notes prises lors de divers séjours à Venise.J'en ai utilisé le plus grand nombre dans le chapitre intitulé :"D'un carnet".J'en ai inséré d'autres dans le cours du récit.Pour le reste du livre ,je n'ai eu recours qu'à ma mémoire.Venise y est toute vivante :je n'ai eu qu'à la laisser vivre .


                                                                               Samedi 25 février 1928








                                                           Corte del Sabbioni



Photo prise à travers un grillage Fondamenta Zorzi Bragadin




un mariage au Cantinone



                                    depuis le Sotoportego Barbaro le ferro de prua a souffert 





Eglise San  Giovani e Paolo


 dans un  jardin  calli San Cristoforo 







mardi 12 juillet 2011

ENCORE UN FESTIVAL

Je me rends compte que je ne vous en ai jamais parlé et pourtant encore une fois c'est tout ce que j'aime,de la musique de chambre  et plus particulièrement le quatuor et le récital de piano.
L'ambiance y est un peu moins bon enfant qu'à Auteuil,la "clientèle" un peu  plus âgée,peut-être est-ce dû au fait que nous en sommes à la quarante -deuxième édition et que  les fidèles ont pris un  peu d'âge!!!
Le festival de l'orangerie de Sceaux,










dans le magnifique parc de la ville de Sceaux 








s'étend tout au long de l'été le samedi et le dimanche en fin d'après-midi.
Je n'avais pas réservé pour le concert de dimanche ne sachant si j'aurais la possibilité de m'y rendre,et c'est aussi ce qui fait le charme de ce genre de manifestation pouvoir au débotté passer un fort agréable moment.
Vous dire,j'ai quitté mon chez moi vers les seize heures trente alors qu'une petite demi-heure m'est nécessaire pour m'y rendre pour un concert à dix -sept heures trente .
Bon je n'étais pas merveilleusement placée mais on ne peut pas tout avoir.
Ce dimanche c'était un programme Beethoven,






les sonates  cinq,sept et huit 
Interprétées par deux artistes merveilleux.
Lui, 




je  l'avais découvert en 2002 à La Chaise-Dieu, (dont le programme cette année me fait rêver et je sens que je pourrais bien faire un crochet par là entre Paris et le Lot) ce fut alors une révélation pour moi.
Elle 




très honnêtement je ne la connaissais pas ,tout au plus j'en avais entendu parler,et là aussi ce fut une révélation.
Depuis j'ai un peu cherché et j'ai trouvé que l'émission Nous Autres sur France Inter  lui avait   consacré  deux soirées à  la fin du mois de mai.
Manifestement il n'est plus possible de réécouter cette émission tant pis pour moi.


Une interprétation magistrale.
Du reste ils viennent d'enregistrer chez Decca  ce qui est tout de même une référence.
Leur bonheur à jouer ensemble faisait plaisir à voir et était communicatif.
Et quelle complicité.






Hélas comme je vous l'ai dit j'étais mal placée ,j'ai bien essayé de prendre quelques photos qui confirmeraient mes dires,mais ce n'est pas vraiment probant.


Prochain concert pour moi dans une dizaine de jours avec un récital Jean Claude Pennetier.
C'est certain je ne vous en parlerai pas aussi bien
J'essaierai de partir un peu plus tôt,afin de me promener dans le parc






 et de vous montrer toutes ces sculptures sans toile d'araignée!!!






Pour pouvez tout de même vous faire une toute petite idée:





Pour l'occasion Au fil des notes diffuse uniquement l'andante du concerto N° 2 op 64 de Mendelssohn interprété par Nemanja Radulovic

mercredi 6 juillet 2011

BRETAGNE

A peine avais-je posé mes valises vénitiennes que je repartais chargée   de  valises bretonnes.
Un séjour que je n'ai pas bien su mettre à profit ,je me suis laissée dériver du Cap Fréhel à Cancale en empruntant des chemins de traverse.
J'en suis rentrée un peu déçue ce qui est rare chez moi qui trouve toujours mon bonheur dans des petits riens,et finalement en regardant de nouveau mes photos je me dis qu'il en reste quand même des choses sympathiques.
Comme ces promenades sur le sentier du littoral de la pointe de la Garde-Guerin,




,sentiers bordés de fleurs 




aux détours desquels tout à coup une vue à couper le souffle  






vous fait face,les mouettes omniprésentes




 qui m'en font voir de toutes les couleurs,mais je les aurai,je les aurai un jour...


J'ai visité deux jardins un qui vraiment ne m'a pas beaucoup enthousiasmée alors qu'elle en avait fait un très joli billet ,mais je sais pourquoi je n'ai pas été sous le charme à l'inverse de celui d'Argences  eh bien justement là tout et n'importe quoi y est planté et c'est ce que je n'ai pas aimé.
Un autre qui je pense mérite un billet à lui seul celui de Montmarin,un avant-goût avec cette fleur de romneya coulteri




.En arrivant vers Cancale cet arbuste m'a de nouveau  interpellée je me demande si ce n'est pas cette plante dont elle nous avait parlé ,la fleur est différente c'est vrai




j'en ai croqué quelques feuilles ,qui n'avaient pas vraiment un goût d'huitres ,vous devez vous dire elle est complètement folle,un jour elle finira aux urgences,que voulez-vous j'ai le goût du risque ,limité je vous rassure,et puis je ne suis pas morte!!!!


Ce goût en a appelé un autre celui du mille-feuilles  que l'on trouve tout prêt de là, lorsque j'y suis arrivée 






c'était presque l'heure de la fermeture,plus un seul gâteau,mais ici vous pourrez apprécier.
Alors je me suis rabattue sur moins dangereux j'ai traversé la rue et suis allée rendre visite à Bertrand tout surpris que je  me rende encore dans son antre




 alors qu'un parisien a vu le jour il y a quelques temps.



Bien sûr j'ai acheté des poivres comme d'habitude voyant que je me limitais et m'interrogeant je lui confiais que c'était bien mais que j'avais déjà trois moulins à poivre un pour chaque variété et que si je me laissais aller il m'en faudrait une dizaine.
Il m'a alors montré un tout petit moulin comme ceux de mon enfance qui permet de moudre juste quelques grains  de tout un tas de poivres différents,inutile de dire que je suis repartie avec.
A mon retour j'ai versé tous ces poivres dans des boîtes hermétiques avec un couvercle transparent dans lesquelles j'ai glissé un vergé  que j'ai "aquarellé " et sur lequel j'ai inscrit l'utilisation du poivre ....






Oh j'oubliais Bertrand m'a donné  une invitation à aller visiter la cave à vanille de l'antre parisien,ce sera pour plus tard 

samedi 2 juillet 2011

JE NE VEUX PAS Y CROIRE

Je vous en parle à chaque édition, de ces concerts 






aux Serres d'Auteuil qui font ma joie.






De cette ambiance bon enfant




 qui n'empêche pas de donner  des spectacles de qualité,à un prix plus que modique, avec un "pass" de vingt -cinq euros vous pouviez assister à deux concerts d'un peu plus d'une heure chacun,une bien jolie façon de terminer une fin d'après-midi ensoleillée
Cette année il y faisait particulièrement chaud  et de plus pour renverser la situation la scène avait été déplacée afin de faire face à l'adversaire,aussi nous avions le soleil couchant, certes, mais encore très chaud en fin de semaine dernière qui tapait sur nos têtes 




et nos pieds 
Mais de quelle situation veut-elle parler?
C'est ce que vous vous demandez n'est-ce pas.
Eh bien celle-ci .
Nous assisterions donc cette année aux dernières éditions des Solistes au serres d'Auteuil.
Et cela je NE VEUX  pas y croire.
Symboliquement  la scène était donc placée pour la première fois  face à Roland-Garros,et même si j'ai eu vraiment très chaud,j'EN REDEMANDE,comment se passer de ce décor




Par contre il est un décor dont je me passerais bien c'est celui-ci  et là non plus je ne veux pas croire que le public vénitien ait admiré cette "perle de l'océan",comme mentionné dans la brochure.
Ou alors nous ne parlons pas du même public.
Du moins je ne me sens pas concernée je ne fais pas partie de ce public












J'ai de la peine pour eux




assister à ce spectacle quasi quotidien