mardi 28 février 2012

PROMENADE POÉTIQUE


Lorsque je suis d'astreinte comme c'était le cas la semaine passée j'ai certaines obligations comme entres autres celle de vérifier qu'il n'y ait rien d'anormal sur la commune.
J'effectue cela soit en voiture soit à pied surtout pour longer  les bords de Seine sur cinq à six kilomètres,une jolie promenade de fin de journée rythmée par le passage des péniches 
Cela me pousse!!!





...Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d'avril qui croulent au soleil...





Sans bruit,...
Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes,
Et glisse. 






Il dresse son beau col





 
Le plonge,




... le promène allongé sur les eaux,
...
Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe,

...











Puis, quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
A l'heure où toute forme est un spectre confus,


Il est temps de rentrer

Toutes les phrases en italique sont tirées du poème Le Cygne de Sully Prudhomme 

samedi 25 février 2012

LA PHOTO DE LA SEMAINE

Vous connaissez tous cette rubrique dont Amartia a eu l'idée.


Deux journées illuminées cette semaine où Hélios nous  a charmés et réchauffés.Il n'en fallait pas plus pour que je retrouve le chemin des bords de Seine,mais j'ai choisi le moment où ses rayons perdent de leur puissance


                                                ...


Un nuage splendide à l'horizon de flamme,
Tel qu'un oiseau géant qui va prendre l'essor,
D'un bout du ciel à l'autre ouvrait ses ailes d'or,
- Et c'était des clartés à baisser la paupière
.



...
 l'air était doux
...
Et moi, je regardais toujours, ne songeant pas
Que la nuit étoilée arrivait à grands pas.

                                                         Théophile Gautier

Une jolie promenade dont je vous ferai profiter la semaine prochaine

jeudi 23 février 2012

SAINT ETIENNE DU MONT (1)









[Église Saint-Étienne-du-Mont] : [dessin] / [Frederick Nash] - 1


Jusqu'au début du XIIIème siècle,les serviteurs de l'abbaye de Sainte Geneviève et les fermiers qui cultivaient les champs,les vergers et le vignoble de la montagne Saint Geneviève n'avaient pas d'église paroissiale.
La population ne cessant de croître en 1222 le pape Honorius III accorda la permission de construire une église et les travaux débutèrent peu de temps après.
Cette petite  église dédiée à Saint Etienne fut construite sur le flanc nord de l'église abbatiale


La vieille Eglise Ste-Geneviève et St Etienne : [dessin] / D. Duchateau - 1
 approximativement sur l'emplacement de l'actuelle nef.
Les marguilliers réclamaient une église plus grande .
En 1492 la permission de construire est accordée.
Vers 1494 les parties basses de la tour sont achevées.
En 1500 deux cloches sont livrées.
Le clocher s'élève à cinquante mètres de hauteur,sa partie inférieure date du début de la construction (1492) le reste de 1624.
Contre lui est accolée une étroite tourelle contenant l'escalier à vis permettant d'accéder au lanternon ajouré qui dominant le clocher contient la cloche de l'horloge




Vers 1521 la construction est interrompue pour une décennie.Elle reprend dans le choeur en 1530 sous la direction de Nicolas Beaucorps.En 1540 Antoine Beaucorps et Pierre Merlin voûtent le choeur.



Le jubé 




 avec ses deux escaliers à vis a été commencé vers 1530 par un maître non identifié 






achevé en 1545 quand Pierre Nicolle  est   désigné pour terminer la clôture du choeur et faire les balustrades de la coursière.
Ce ne fut qu'en 1626 que l'église fut consacrée.
Une construction très lente donc ,aussi si son ensemble appartient au style gothique flamboyant sa façade est d'inspiration Renaissance


Saint-Etienne du Mont est la seule église de Paris  qui ait conservé son jubé,il a échappé aux destructions du XVIII ème siècle qui ont fait disparaître ceux de Notre- Dame,Saint- Merri, Saint-Germain l'Auxerrois...




Premier mot du latin « Jube domine benedicere » formule liturgique qui veut dire « Daignez Seigneur nous bénir » adressée au célébrant par le diacre avant de proclamer l’Evangile. La construction des jubés remonte au Moyen Age, ils séparaient la nef, où se tenaient les fidèles, du chœur réservé au clergé. 
Clôture très ornée séparant le choeur de la nef et surmontée d'une galerie. Apparaît à la fin du XIIème siècle et disparaît au XVIIème.





Sources 
Guide du Patrimoine Paris
Connaissance du  vieux Paris
Eglise catholique




Un peu plus tard nous nous nous attarderons sur sa façade, à l'intérieur, dans le déambulatoire,nous admirerons les vitraux,mais il faut attendre que les vacances soient terminées car actuellement il y a trop de monde et qu'un beau soleil nous accompagne

lundi 20 février 2012

CADEAU ANNIVERSAIRE

Ici la Saint Valentin , est un peu,même beaucoup  traitée  par le mépris,pour le mieux cela nous amuse de voir toute cette agitation autour,mais d'une façon générale nous l'ignorons.
 Je regarde cela d'assez loin,assez détachée,je prends l'air absent de la mouche au plafond,mais tout de même trouvant une certaine vulgarité parfois aux cadeaux proposés.
Le Gentilhomme quant à lui trouve cela d'une hypocrisie et d'une nullité sans bornes,donc  hors de question d'aller au restaurant ou de penser à un  cadeau!
Ceci dit, il y a belle lurette que je sais qu'il n'a pas besoin de la Saint Valentin pour me prouver son A....avec un grand A
Et Dieu sait si ces derniers mois il me l'a prouvé ,et si il m'a aidée  à tenir la tête hors de l'eau.
Mais il est des amies qui sont attachées à cette tradition ,dont une qui m'est chère et qui pour célébrer les gens qu'on aime m'a offert un livre,encore un  pour lequel je vous conseille de faire une petite place dans votre cuisine





Mes bocaux à peine rangés je le dévorais des yeux.
Il est extrêmement bien fait.
Les recettes n'y sont pas classées par saison mais par légume et par ordre alphabétique.
C'est un peu un ABC des légumes ,détaillant aussi leurs origines,qualités et usages traditionnels.


J'ai testé une première recette celle des flans de brocoli.
Frère Victor conseille de faire cuire trois bouquets moyens de brocoli environ vingt minutes dans l'eau bouillante.
Ma désobéissance commence alors, je les ai faits cuire à la vapeur!
Une fois bien égouttés on les réduit en purée.
Ma désobéissance continue lorsqu'il s'agit de faire une béchamel.
Frère Victor la fait de façon traditionnelle en faisant fondre deux cuillères à soupe de beurre.
Je ne procède plus ainsi depuis longtemps craignant de faire brûler le beurre ce qui n'est pas très bon pour la santé.
J'ai utilisé de l'huile d'olive à laquelle j'ai ajouté comme indiqué quatre cuillères à café de fécule de maïs.
Une bonne pluie de muscade râpée,évitez de faire la même bêtise que moi de laisser tomber la noix dans l'huile!!!!
Puis j'ai délayé avec un demi litre de lait et j'ai porté à ébullition en remuant régulièrement.
Une sauce blanche à ma façon en fait.
Après avoir ajouté quatre oeufs à la purée de brocolis j'ai versé la sauce et bien remué le tout.
Sel poivre à votre convenance.





On verse ce mélange dans des ramequins et on fait cuire au bain marie thermostat 180° pendant trente minutes.
C'est délicieux,je les ai servis au dîner avec une salade verte




Mon petit conseil :si  vous en aimez le goût n'hésitez pas à user et abuser  de la noix de muscade.
La prochaine fois je monterai les blancs en neige je pense que cette préparation peut accepter cette diversion ou troisième désobéissance

C'était pour fêter les  trois ans de ces pages .
Je sais ,avec un jour d'avance
 Mais ici c'est ainsi ne me demandez pas pourquoi on fête les anniversaires la veille!


Ma musique du moment


samedi 18 février 2012

LA PHOTO DE LA SEMAINE







Ainsi que le travail de la semaine!!
Il ne me reste plus qu'à ranger les petits bocaux sur les étagères.
Un  incontournable dans ma famille que ce que nous dénommons "faire les foies gras"
Du "bon français" mais tout le monde comprend!!
Je crois que chaque famille a sa façon de préparer les conserves de foie gras.
Après avoir cédé à la tendance du foie gras mi-cuit je suis revenue à la tradition.
Le foie gras mi-cuit certes délicieux présente toutefois un inconvénient ,il est difficile ,un soir où on a envie de se faire un petit plaisir de dernière minute ,de satisfaire ce plaisir,à moins d'en avoir en permanence dans son réfrigérateur.
Je me suis donc tournée de nouveau vers la conserve en y apportant mon coup de patte.
Je remplis des bocaux de deux tailles différentes.
Je les stérilise exactement le même temps.
Je conserve ceux de la plus grosse taille dans mon réfrigérateur le foie étant moins cuit,il se conserve moins longtemps mais se rapproche  un peu du foie  mi-cuit.


D'autres bocaux eux seront remplis d'une farce que j'achète chez un excellent charcutier local,qui ne la confectionne que le jeudi et elle n'est disponible qu'à partir de quatorze heures!Nous étions douze jeudi à attendre notre commande.Vous dire si c'est une institution dans mon petit "pays"!
Une farce que je définirai comme étant "paysanne",assez rustique, comportant  du foie de porc ,dont  la viande est hachée grossièrement  .
Là aussi j'ai mon coup de patte j'ajoute à cette farce des magrets de canard auxquels je retire la peau grasse, découpés en tous petits morceaux.
Je tapisse le fond  des bocaux de ce mélange ,je mets un généreux morceau de foie gras cru,je recouvre de nouveau de farce et voila!
Ils ne sont jamais identiques car je n'ai pas de règles pour le remplissage des bocaux certains auront plus de farce que d'autres,ou bien plus de foie gras.
C'est la surprise chaque fois que l'on  ouvre un bocal.
La mise en application des travaux de Appert  est laissée au Gentilhomme,c'est lui qui fait  ce va et vient incessant entre la cave et le salon afin de noter l'heure des premiers bouillons ,salon où généralement les soirées se terminent entre amis autour d'un verre et d'un bon feu de cheminée 


Vous connaissez maintenant cette rubrique imaginée par Amartia 


mercredi 15 février 2012

TERRE ET MER

Je suis pour soixante douze heures dans mon pays où je perpétue cette tradition ancestrale de plus de 4500 ans qui prit naissance sur les bords du Nil.
Les Egyptiens eurent l'idée d'observer les oiseaux migrateurs,oies et canards.
Il s'aperçurent que les oies pour se préparer à leur longue migration se gavaient de nourriture beaucoup plus qu'à l'ordinaire.
Les bas-reliefs qui décorent le mastaba de Ti à Saqqarah montrent des hommes et des femmes gavant des oies avec des figues.
Ne vous y trompez pas je ne gave pas oies et canards ,mais je prépare des conserves de foie gras comme chaque année à pareille époque.
En arrivant nous avons ravitaillé le restaurant des oiseaux.
Je me suis cachée derrière la vitre du salon pour les photographier.



Le beau soleil et les températures glaciales de la semaine passée on laissé la place à la grisaille .
Cela m'a donné envie de vous montrer ces photos prises tout début février 





A Saint Valery en Caux où un beau soleil nous accompagnait


Un mélange terre et mer





Cela ne vous rappelle rien?
Moi si



A écouter demain jeudi 16 février ALFRED BRENDEL chez Olivier Bellamy

samedi 11 février 2012

LA PHOTO DE LA SEMAINE

Pour la deuxième semaine je suis le guide en la personne d'Amartia 




Vous connaissez ma passion pour eux.
Cette semaine ils ont souffert.
Je vous laisse deviner où ces photos ont été prises .
Un petit indice  la fontaine porte le nom de la veuve d'un grand roi de France







Lundi journée Venise sur Radio Classique
Jean Claude Simoën sera l'invité  d'Olivier Bellamy à 18 heures 
Dès le matin Eve  raconte Venise 

mercredi 8 février 2012

EN CUISINE

Elle m' avait parlé d'un délicieux riso au potiron,  dont elle avait relevé la recette  dans ce livre chez une amie.


Beaucoup de fruits et de légumes crus et cuits,des céréales complètes de préférence ,peu de viande,des poissons et le tout cuisiné à l'huile d'olive .C'est la base de ma cuisine et des recettes de ce livre




Il se trouve que nos fils pour célébrer ce jour qui par excellence  vous rappelle le temps qui passe me l'ont offert!
Qu'ai-je fait?
Je me suis empressée de trouver cette recette et de me mettre aux fourneaux.
Chose rare,j'ai suivi la recette à la lettre j'y ai juste apporté deux grains de sel,j'ai remplacé le potiron par nos courgettes de Nice devenues courges ,j'ai employé comme lard celui de Colonnata.


Il faudra mettre dans un plat allant au four une généreuse tranche de potiron coupée en morceaux d'un centimètre,accompagnée de quatre gousses d'ail écrasées mais non pelées,quatre cuillères à soupe d'une bonne huile d'olive et une tranche de lard d'un demi centimètre d'épaisseur détaillée en lardons,un peu de sel.
On mélangera bien et mettra au four préchauffé à 180° pour vingt cinq minutes.
On ajoutera  alors 250 grammes de riz dont on prendra le soin de mesurer le volume,ici,de ce riz délicieux


sans bons produits tu ne fais pas de la bonne cuisine


cultivé dans le delta de l'Ebre .On remettra pour deux minutes au four,puis on versera une fois et demi son volume d'eau froide.






On enfournera de nouveau pour vingt minutes en surveillant la cuisson.
On n'hésitera pas à ajouter un peu d'eau si l'on voit que le riz sèche trop rapidement.
C'est une chose que je n'ai pas eu besoin de faire j'avais utilisé un plat un peu haut en grès émaillé et la position chaleur tournante de mon four.
Pendant ces vingt minutes on toastera deux cuillerées à bouche de pépins de courge,dans une poêle,puis on les concassera au robot et on les ajoutera a deux autres cuillerées à bouche de parmesan râpé.
Une fois les vingt minutes écoulées on répartira le mélange parmesan pépins de courge sur le dessus du riso et on glissera de nouveau au four pour  quelques minutes le temps de faire gratiner.
C'est un RÉGAL!

Je l'ai servi avec une raie cuite au four vapeur juste relevée d'un filet d'huile d'olive et de fleur de sel.
Le riso a sagement attendu durant la cuisson de la raie,posé sur le coin du poêle à bois de la cuisine, recouvert d'une assiette .
Essayez  ,vous serez conquis(es)




  


Enfin je l'ai réussi .
Mon levain.Jusqu'à maintenant j'utilisais du levain déshydraté  pour la fabrication de notre pain,mais je voulais "me perfectionner"
Je l'appelle Gaston et je lui ai offert une plante,pour lui souhaiter la bienvenue.
J'ai beaucoup tâtonné ensuite pour la confection du pain,la pâte était soit trop molle soit trop dure mais enfin je crois que j'ai compris quelle consistance elle doit avoir,car on n'y pense pas forcément mais le levain n'est jamais égal.





Voila la "cuvée" des confitures d'agrumes de cette année.
Trois inventions différentes : orange douce et orange amère avec mandarine,puis pamplemousse rose,citron et orange amère,et enfin pamplemousse rose,citron,bergamote et mandarine.
Une trentaine de pots à savourer,offrir.....





La cuisine c'est une histoire d'amour ,il faut tomber amoureux des produits


Toutes les phrases en italiques sont des propos d'Alain Ducasse


Pour continuer avec Alain Ducasse


Je communiquerai avec plaisir à celles  et ceux qui le désirent"les secrets de fabrication" des dernières confitures!!!

samedi 4 février 2012

PHOTO DE LA SEMAINE


C'est Amartia qui a donné naissance à  cette rubrique à laquelle j'ai eu envie de partciper
Cela tombe à point à un moment où je me lassais du rythme de ces pages



Chaises "voyeuses "livrées par Jean-Baptiste-Claude Séné
("sur fond de"  L'Eté par Jean-Antoine Houdon)




Au dossier frise de double poste et festons de perles ;sur la ceinture frise de coquilles interrompue aux angles par des  croissants dans des dès ,pieds en sabre "à l'étrusque"terminés par des sabots de biche et ornés de festons de perles.
Ces chaises furent commandées le 4 août 1789 pour le salon turc du château de Montreuil,aux portes de Versailles ,résidence de Madame Elisabteh,soeur du roi Louis XVI.
Couverts à l'origine en toile de Jouy "dessin de fleurs et palmiers vert sur fond blanc",ces sièges permettaient de s'agenouiller devant les tables de jeux pour suivre les parties.


Musée Nissim de  Camondo




lundi 30 janvier 2012

BOHÈME D'ARTISTES

 Cela se tient  dans un endroit charmant




J'avais reçu une invitation pour une visite privée de cette exposition


Comme bien souvent j'avais lu un peu, même beaucoup en travers.
Lorsque je me suis souvenue de cette invitation je me suis aperçue qu'il fallait s'inscrire quarante huit heures à l'avance et bien entendu c'était trop tard!!
Une opportunité s'offrait à moi vendredi après-midi ,ayant dans l'idée que je serais peut-être plus tranquille que lors de cette visite privée où nous serions pour le moins une vingtaine,je tentais ma chance.
Vous l'aurez compris les groupes et moi...
Nous étions trois!!!


Francis Carco est né le 3 juillet 1886 à Nouméa,sur l'île du bagne.
Un contact quotidien avec des hommes épris de liberté,fera naître la compassion et le goût du malheur.
Son oeuvre en sera marquée.
Une enfance tourmentée par un père violent et tyrannique.
Une fascination pour la littérature et le voila à Paris en 1910.
Il découvre Montmartre et son cabaret Le Lapin Agile.Encouragé par le maître des lieux à pousser la chansonnette ,il conquiert les habitués et non des moindres:Apollinaire,Max Jacob,André Salmon,Picasso...
Malgré cette rencontre ,et ses modestes publications,il "crève la dalle".
Seule cette pensée:"Ce que je sais j'en ai payé le prix"(Kipling),le porte.


Son jour de chance arrive lorsqu'il rencontre Rachilde l'épouse du directeur du Mercure de France lors d'un mariage.
Rachilde est subjugée,et accepte de lire le manuscrit du roman Jésus la Caille.
Le livre est publié,et Carco lancé.




Il vole de succès en succès,romans,essais,poèmes....
Il entre à l'Académie Goncourt en 1937 et devient l'ami  de Colette.








Le voila habitant l'Ile Saint Louis,fréquentant les galeries de peinture.
On lui doit la découverte de Modigliani et Utrillo.




Il meurt en 1958.


Une de ces expositions que j'ai coutume de décrire comme étant  à"échelle humaine",présentant  de nombreuses lettres,




livres




,photos,tableaux






 depuis le  bagne à l'ami des peintres et des poètes en passant par le,poète et le chansonnier fantaisiste mais aussi le romancier des filles de joie


Sources :plaquette distribuée au musée.





Pour en savoir  beaucoup plus
Ici 

mercredi 25 janvier 2012

LA MANNE




Chaque matin lors de notre séjour à Carini chez Domenico et Caterina,celui-ci nous faisait découvrir une partie de sa propriété.Le jour où il me montra un certain arbre je me souvins immédiatement de ce que j'avais lu quelques jours avant :




Là quittant la mer nous arrivâmes à Carini ,bâti au fond d'un vallon fertile,entouré de hauts rochers ,






avec un territoire cultivé






 et abondant en vin,grains,huile et en toutes sortes de fruits






Il y a sur un rocher un vieux château gothique






 qui n'a rien de remarquable et qui est habité par le prince de ce nom.




On recueille à Carini beaucoup d'excellente manne qui découle d'une espèce de frêne dont la feuille ressemble un peu par la forme à celle de l’acacia






 et pour le tissu de l'écorce du bois à l'ébénier.
...on commence à faire dans l'écorce des incisions horizontales








 d'ou découle la manne.
Cette opération se fait de deux jours en deux jours depuis le 15 juillet jusqu'à ce que la pluie ou les brouillards de l'automne arrêtent ou dénaturent la circulation de cette gomme glutineuse.Ces incisions se font l'une sur l'autre depuis la superficie de la terre jusqu'à la tête de l'arbre et en recommençant chaque jour tant que la saison le permet .La liqueur sort d'abord comme une mousse blanche très légère très appétissante et d'un goût très agréable.La chaleur du soleil fige cette liqueur mousseuse,qui prend la forme de la stalactite.C'est ce qu'on appelle la manne en canne,ou en larme,la plus belle et la plus chère.
Elle reste presque blanche;et la liqueur la plus grasse et la plus colorée qui s'en distille est reçue sur des feuilles de figuier d'Inde posées à cet effet au pied de l'arbre.Le soleil à la longue la coagule et la lève alors en masse:c'est celle que l'on appelle manne grasse.Elle est plus lourde,plus purgative,et se vend beaucoup moins cher.Elle est la seule qui,dans sa nouveauté ,ait déjà ce goût fade et fort qui dégoûte dans la manne;car celle en canne mangée à l'arbre est agréable et pectorale.On la détache de l'écorce en ployant l'arbre et en lui donnant une secousse...
...Il faut des climats particuliers pour la culture de cet arbre.Il ne produit que dans les pays chauds et il ne vient pas dans les cantons privés de vent du nord.Il n'y a que cette partie de l'isle qui produise la manne.Elle est moins célèbre que celle de Calabre et cependant  plus chère et préférée...
Voyage en Sicile 
Dominique Vivant Denon 
Editions Le Promeneur pages 82,83

Si vous voulez en savoir davantage sur la manne: