dimanche 11 mars 2012

EXPOSITION ET LIVRE

Vous dire que j'ai une prédilection pour la période Impressionniste vous surprendrai-il?
Je ne le pense pas.
Vous dire que j'ai déjà vu l'exposition consacrée à Berthe Morisot vous surprendrait-il?
Je ne le pense pas.
Vous dire que certaines ici ou ailleurs vous content leurs visites d'exposition beaucoup mieux que moi vous surprendrait-il?
Je ne le pense pas.
Bon et alors?
Voila c'est ce que vous vous dites in petto.
Je retournais dans ma tête depuis que j'ai vu cette exposition comment vous en parler,imaginez près de cent cinquante tableaux lorsque hier je trouvais la solution.
J'avais il y a quelques temps en faisant des recherches sur Mallarmé lu des extraits du Journal de Julie Manet.
J'avais été charmée par le style simple de ce journal dans l'esprit de ce qu'en  écrivait Berthe Morisot à sa soeur Edma en 1884:


" C'est une heureuse idée d'écrire journellement sa pensée,rien ne forme davantage le style.Et n'entends pas par là l'habitude de bien tourner ses phrases mais de chercher à exprimer sa pensée.Il me semble même qu'on devrait être très indulgent,accepter toutes les incorrections pourvu que le sentiment fût vrai,les idées individuelles"


J'ai essayé de me le procurer j'ai cherché sur internet les prix affichés me faisant réfléchir.
Et puis samedi me rendant chez un marchand de livres d'art chez lequel je rêve souvent,espérant y trouver le catalogue de l'exposition Berthe Morisot à Lodève en 2006,que vois-je qui me tendait les bras en vitrine?



Le libraire l'avait "rentré" le matin!
Le prix étant "convenable" je ne pouvais résister.
C'est un pur bonheur,agrémenté d'illustrations



 et de photos anciennes.


Vous imaginez à quoi j'ai consacré ma soirée de samedi...
En date du 4 mars 1896 ,treize pages retracent  la rétrospective Berthe Morisot chez Durand-Ruel,organisée par Monet,Renoir ,Degas et Mallarmé.


"Nous pensons avec M. Renoir que M. Mallarmé fera une très jolie préface au catalogue,que lui,mieux que personne,pourra parler surtout de la vie de la  femme qu'était maman"


C'est à travers Julie Manet que je vais vous parler de temps en temps de cette exposition consacrée à  Berthe Morisot.
Ponctuée parfois d'anecdotes comme celle-ci:


"A la fin de la journée on se demande comment tout sera prêt pour le lendemain et on prend rendez-vous pour le matin; mais  il faut décider si on mettra le paravent avec les dessins et les aquarelles au milieu de la grande salle ou dans celle du fond.
M. Degas est le seul à vouloir que le paravent reste dans la grande salle qu'il coupe et on manque de recul pour voir les grands tableaux...et puis d'autres plus petits qui sont d'une si jolie harmonie de ton à voir de loin les uns à côté des autres.M. Degas ne veut pas entendre parler d'ensemble:"Il n'y a pas d'ensemble,dit-il ce sont les imbéciles qui voient un ensemble;qu'est ce que ça veut dire quand on met dans un journal:l'impression générale du Salon de cette année est bien meilleure que celle de la précédente?"
Vers six heures,lorsque la nuit tombe que seuls les tableaux gardent quelques rayons de lumière qui les éclaire,que tous ces portraits de jeunes filles sont de plus en plus vivants et que le paravent paraît encore plus une muraille,M.Monet demande à M.Degas de vouloir bien essayer demain matin ce fameux paravent dans  la salle du fond,mais M.Degas prétend qu'on ne verra plus les dessins qui seront dessus""Ces dessins sont superbes je les estime autant que tous ces tableaux.""Le paravent dans la salle des dessins donne un air intime à cette pièce qui est charmant"dit M.Mallarmé." Cela déroutera le public de voir les dessins au milieu de la peinture""Est-ce que je m'occupe du public?Il n'y voit rien,c'est pour moi,pour vous que nous faisons cette exposition,vous ne voulez pas apprendre au public à voir?" crie M.Degas"Eh bien si,réplique M.Monet,nous voulons essayer.Si nous faisions cette exposition uniquement pour nous,ce ne serait pas la peine d'accrocher tous ces tableaux nous pourrions les regarder simplement par terre."Pendant cette discussion M.Renoir nous dit qu'il lui faut le pouf au milieu de la salle;il est en effet agréable de pouvoir s'asseoir et regarder.M.Degas ne l'admet pas:"Je resterais treize heures de suite sur les pieds
 s'il le fallait ."Il fait nuit,tout en parlant M.Degas marche de travers,va et vient avec son grand manteau à pèlerine et son chapeau haut-de-forme,sa silhouette est très amusante;M.Monet debout parle fort,M.Mallarmé avançant une main veut arranger les choses et parle avec la douceur qui lui est habituelle.M.Renoir éreinté est échoué sur une chaise.Les hommes de Durand-Ruel rient,"Il ne lâchera pas",disent-ils..."Vous voulez me faire enlever ce paravent que j'adore"dit M.Degas en appuyant sur le dernier mot .
"Nous adorons Mme Manet reprend M.Monet,il ne s'agit pas d'un paravent mais de l'exposition de Mme Manet.Voyons dites que nous essaierons demain le paravent dans l'autre salle." "Si vous m'assurez que c'est votre opinion,que cette pièce est mieux sans." "Oui c'est mon opinion." Mais ce n'est pas fini  les discussions recommencent;tout à coup M.Degas nous tend la main à Jeannie et à moi et s'en va vers la porte;Monet le retient et ils se donnent des poignées de main;M.Mallarmé hasarde le mot de pouf,alors comme un coup de foudre M.Degas s'en va en courant dans le petit couloir,la porte se referme,il est parti,on se quitte un peu ahuri."
J'arrive à neuf heures chez Durand-Ruel,il n'y a que les hommes qui balaient les salles.Je reprends mon travail de numérotage des tableaux;puis M.Monet et M.Renoir ne tardent pas à être là "Degas ne viendra pas,dit M.Renoir,il sera là dans la journée à clouer au haut d'une échelle et dira:ne pourrait-on pas mettre une corde à la porte pour empêcher d'entrer,je le connais."En effet,pas de  M.Degas de toute la matinée.On se décide à mettre le paravent dans la salle du  fond et on accroche les aquarelles et les dessins dessus.Enfin tout est prêt et admirablement arrangé,cette exposition est une merveille.


J'espère que cela ne vous a pas semblé trop long mais je ne suis pas arrivée à me résoudre à couper ce texte.
Je voudrais tout de même avant de fermer cette longue page vous montrer un des tableaux que j'ai beaucoup aimés




La Fable
"Dans le jardin de Bougival,Pasie en bleu clair assise sur un banc,un panier à ouvrage à côté d'elle ,et devant,assise sur un pliant sur le fond de fleurs Bibi de dos avec sa tête blonde;ce tableau est une merveille,celui-là aussi était roulé et caché dans une armoire."

Julie Manet (1878-1966) fille de Berthe Morisot (1841-1895) et Eugène Manet( 1834-1892) (frère d'Edouard Manet)
Jeannie Gobillard (1877-1970),fille de Yves Morisot (la soeur de Berthe Morisot) et Théodore Gobillard.
Elle épousera Paul Valéry.
Bibi était le surnom que donnait Berthe Morisot à sa fille Julie

Julie,orpheline a 17 ans et  ses deux cousines Jeannie et Paule également orphelines vivront seules avec une cuisinière recommandée par Mallarmé (tuteur de Julie) au 40 de la rue Villejust à Paris aujourd'hui rue Paul Valéry 

52 commentaires:

  1. Quelle joie de savoir que le très beau Musée Marmottan consacre une exposition à Berthe Morisot ! j'avais été si déçue il y a quelques années après être allée exprès dans ce lieu détenteur de nombre de ses œuvres pour constater que très peu étaient exposées!Tu dois connaître le livre que Dominique Bona lui a consacré : Berthe Morisot Le secret de la femme en noir et le très intéressant catalogue de l'exposition de Mars 2002 à LILLE : BERTHE MORISOT 1841-1895. J'attends avec plaisir la suite de tes billets sur cette peintre qui me fascine.
    Très bonne semaine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Marisol cette exposition est extraordinaire.
      Je ne sais pourquoi je la qualifierais d'exposition de femmes ,tant la féminité et la sensualité sont présentes.
      L'exposition de Lille était magnifique et sonnait le retour de Berthe Morisot,rien n'avait été fait depuis 1961,depuis il y a eu Lodève, Martigny et maintenant Paris.
      J'avais lu le livre de Dominique Bona à sa sortie et je l'ai relu la semaine passée juste avant de me rendre à l'exposition,je l'avais mis sur le bandeau droit du blog.
      Un livre très intéressant qui est sur le bandeau actuellement La peinture au féminin de Denise Brahimi la voix à travers leurs oeuvres de Berthe Morisot et Mary Cassatt
      Je vais peu à peu présenter entre d'autres billets des tableaux avec la plume de Julie Manet
      Très bonne semaine

      Supprimer
  2. Coucou Françoise,
    Le bonheur ! Une aubaine cet ouvrage réedité ! (avec ce magnifique Renoir en couverture...) Comme toi, je suis "fan" des Impressionnistes, cette exposition à Marmottan doit être extraordinaire. J'ai toujours trouvé à la jolie Julie Manet un visage très moderne.
    J'ai vu il y a quelques temps que tu relisais la bio de Berthe Morizot par Dominique Bonat, avec le célèbre tableau de Manet au trou du bouchon de champagne en couverture, je l'ai lu aussi lors de sa sortie, mais pas relu depuis. Une autre vie d'artiste très interressante, (j'avais lu les 2 dans la foulée) celle de Suzanne Valadon par Michel Peyramaure. Une vie différente, peut-être plus dense car moins privilégiée que celle de Berthe Morizot, mais tout aussi passionnante à lire. Mais les deux artistes n'ont vraiment été heureuses que par leur Art et à travers lui, bien sur, on peut ajouter Julie pour Berthe, car Utrillo ne fut, lui, guère gentil avec sa mère.
    Merci pour ce billet très enrichissant,
    Belle semaine Françoise,
    Bisous
    Nathanaëlle

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Nathanaëlle ce livre n'est pas réédité.
      Je l'ai trouvé d'occasion chez un libraire spécialisé dans les livres d'art d'occasion,tu dois le connaitre Aux Arts Majeurs rue de Vaugirard .
      On le trouve sur Price Minister à partir de 100€ je l'ai vu jusqu'à 900€ chez certains vendeurs!
      J'ai eu la chance de l'acquérir pour beaucoup moins!
      J'avais un peu moins aimé le livre de Peyramaure que celui de Bona.
      J'ai commencé celui de Bona sur les soeurs Rouart il vient de paraître
      C'est du Bona
      Très belle semaine à toi aussi

      Supprimer
    2. Bonsoir !
      "Berthe Morisot, le secret de la femme en noir" est disponible chez Priceminister, entre 0,91 et 30 euros (plus port). Et effectivement, il est très très bien ; une autre très valable biographie de la femme d'Eugène Manet et muse de son frère Edouard est parue en 1980 chez Adam Biro sous la plume d'Anne Higonnet, titrée tout simplement "Berthe Morisot, une biographie". On fait en général si peu de cas chez les éditeurs des rares peintres impressionnistes femmes (sans compter que les encore plus rares ouvrages iconographiques sur leurs œuvres sont hors de prix !) qu'il faut noter cette autre exception !
      Cordialement,
      Frédéric, auteur de "Violaine, le modèle préféré des Impressionnistes", prix Royan Atlantique 2006

      Supprimer
  3. c'est avec cet article que je découvre ce blog, merci pour ce billet intéressant!
    Bonne journée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Eimelle merci et bienvenue.
      Je suis allée sur vos pages ,un univers qui me parle
      A bientôt

      Supprimer
    2. Merci!
      je vais mettre un lien vers votre blog pour ne pas oublier d'y revenir!
      Bonne journée!

      Supprimer
  4. J'ai hésité jeudi entre l'expo Debussy et Berthe Morisot qui démarrait tout juste .. et j'ai opté pour Debussy. Pas grave, ma prochaine visite sera pour Berthe. Jolie surprise pour le livre, il tombait à point nommé.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Aifelle l'exposition Debussy c'est tout autre chose c'est très intéressant aussi
      Je me suis inscrite pour une journée conférence autour de Debussy organisée par Orsay j'espère que je pourrai me libérer

      Supprimer
  5. C'est en lisant de tels billets que l'on a envie de découvrir l'exposition. Merci.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ferais donc une bonne attachée de presse!

      Supprimer
  6. Pose et pause auprès des artistes. Que dire ? Rien tout me semble écrit, alors juste un bon lundi sous le soleil Françoise et merci pour votre message d'hier. Les projets font avancer je pense, il faut essayer de les maintenir autant que possible. Je vous embrasse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui Françoise sous le soleil ici aussi
      Je suis bien de votre avis les projets font avancer
      Prenez soin de vous
      Je vous embrasse
      Bonne semaine ensoleillée il semblerait

      Supprimer
  7. J´aurai craqué moi aussi en trouvant ce livre.
    Merci Aloïs de ce superbe billet qui complète ce que nous ne savions pas.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Alba à nous deux nous faisons la joie et la fortune des libraires!!
      J'ai beaucoup pensé à toi qui a été enthousiasmée par Berthe Morisot
      J'ai relevé deux tableaux que tu dois pouvoir admirer à Madrid régulièrement Bergère nue couchée (prêté au Musée Thyssen) et La Psyché Thyssen
      Bonne journée

      Supprimer
  8. Rien que la couverture est un régal, il tombe à pic!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui Véronique
      Tu vois à quoi mène les cygnes
      je recherchais ce poème de Mallarmé ,je trouve un site avec des extraits du journal de Julie Manet et voila.
      Bonne journée

      Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui
      Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre
      Ce lac dur oublié que hante sous le givre
      Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui !

      Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui
      Magnifique mais qui sans espoir se délivre
      Pour n'avoir pas chanté la région où vivre
      Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui.

      Tout son col secouera cette blanche agonie
      Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie,
      Mais non l'horreur du sol où le plumage est pris.

      Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne,
      Il s'immobilise au songe froid de mépris
      Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne.

      Supprimer
  9. Idéale ta lecture de l'exposition !!! bien plus originales que d'autres, pas de doute là-dessus.
    Marrantes ces nervosités d'artistes pour la meilleure mise en place de leurs "chefs d’œuvres", c'est tout simplement plein de vie et cela nous les rend si proches !
    Quant à faire la fortune des libraires, tu as du moins l'option de trouver tes livres d'occasion et de limiter les dégâts (ou d'en acheter plus !! hi hi)
    Et on comprend mieux à la fin de ton article pourquoi la rue Villejust a changé de nom !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Michelaise j'aurais pu bien sûr recopier les commentaires du catalogue de l'exposition mais je n'en voyais pas l'intérêt.
      A ce sujet justement concernant La Fable j'ai relevé un erreur dans le catalogue ils écrivent que Julie Manet dans son Journal mentionne que c'est Mallarmé qui lui a suggéré le nom pour ce tableau retrouvé dans une armoire
      Je n'ai pas encore lu la totalité du livre mais pour le moment je n'ai pas encore lu ce fait!
      Je suis d'accord avec toi cela nous les rend très proches presque vivants.
      Tu as tout compris je ne limite pas les dégâts j'en achète davantage
      Mais là pour ce mois STOP j'ai épuisé mon budget!
      Comme me le dit Marie Josée hors blog "vous et moi nous serions capables de nous mettre sur la paille pour des livres"!
      Au sujet de la rue de Villejust je te conseille La cuisinière de Mallarmé le livre que j'ai mis sur le bandeau écrit par Martine Rouart
      La cuisinière n'est autre que Charlotte qui s'est occupée de Julie,Paule et Jeannie et qui ensuite est restée au service de Jeannie lorsque celle-ci a épousé Paul Valéry

      Supprimer
    2. Petite rectification ,en continuant la lecture ,Julie Manet écrit que c'est Mallarmé qui a choisi le le du tableau ainsi que d'un autre et qu'elle ne l'aime pas!

      Supprimer
  10. Aloïs, je voulais aussi te remercier de ta gentille attention envers cielbleudecastille.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh Alba tu es gentille mais c'était vraiment sincère,tu me connais un peu,je trouve que Michelaise et toi parlaient très bien de la peinture dans des styles complètement différents
      Bonne journée

      Supprimer
  11. Une exposition que je ne voudrais pas manquer, c'est sûr ! Et là tu m'en persuades doublement! Bonne idée de nous conter cette visite par le biais de Julie Manet !!! On attend la suite avec impatience ! Et tu sais quoi ? Je me suis procurée la correspondance entre Berthe et Stephane Mallarmé ! Je sens que je te proposerai de me guider comme tu l'avais fait pour l'expo du frère du mari de Berthe, d'accord!!!!
    Très bonne journée ensoleillée
    A très bientôt

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Enitram à ne pas manquer ABSOLUMENT!
      Je ris car j'ai aussi acheté ce livre!!
      Que veux-tu chacune prend son plaisir où il le trouve!
      D'aucunes c'est en écumant les boutiques de vêtements moi c'est chez les libraires et bouquinistes!!
      Avec grand plaisir pour te servir de guide
      Attention je suis absente presque tout le mois de mai à part du 14 au 21 car d'astreinte!!
      A très bientôt

      Supprimer
  12. Il y a des jours comme ça,
    Ou un petit plaisir
    Par l'achat d'un livre
    Vous transporte au-delà des espérances...

    Et pour toi, il me semble que c'est le cas !

    Biseeeeeeeeees de Christineeeeeeeeee

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu sais l'achat d'un livre ,déjà rien que l'achat me transporte
      Alors lorsque comme dans le cas présent c'est un petit bijou alors mon plaisir est indescriptible.
      Tu as bien lu dans mes pensées!
      Bisessssssssssss

      Supprimer
  13. Quel homme ce Degas! À défaut de pouvoir me rendre à cette exposition, j'aurai au moins la possibilité de lire le Journal de Julie Manet, car il est disponible à notre grande bibliothèque...

    Je persiste aussi dans ma recherche de romans traitant de peinture. En septembre, ce sera pour la période allant du Moyen Âge à 1899... Je peux toujours me rabattre sur L'Oeuvre de Zola, mais si vous rencontrez quelque chose autour de l'impressionnisme, j'aimerais beaucoup; cela me fournirait un motif sérieux, quel besoin? me direz-vous, pour lire tous les ouvrages que vous nous présentez dans ce billet ou sur le bandeau droit, sans aucun remords puisque ce serait pour le travail!!!

    Bonne semaine et à très bientôt pour un autre billet sur madame Morisot!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Marie Josée vous verrez au fil de la lecture de ce livre puisque votre bibliothèque a eu le bon goût de l'acquérir quel homme il était.
      Son attitude me fait penser au livre de Arasse On n'y voit rien je suppose que vous le connaissez,sinon,lisez le vous allez passer un très bon moment.
      Je vais réfléchir à votre question,honnêtement ,comme cela "à froid" je ne vois pas grand chose.
      Bonne journée
      A bientôt

      Supprimer
    2. J'ai adoré le livre de Daniel Arasse!

      Pour le roman, ne vous en faites pas trop : j'ai déjà créé un joli casse-tête aux libraires de la Librairie Monet qui est mon port d'attache, car j'y effectue aussi les achats pour mon département. Comme c'est une librairie spécialisée en BD, vous comprendrez que je m'y retrouve souvent ;0)

      J'ai lu Les heures silencieuses... Je suis restée sur ma faim! J'aurais aimé que Gabrielle Josse développe davantage, et cela m'a amenée à reprendre La jeune fille à la perle... que je relis pour le plaisir, car je ne peux mettre des ouvrages en traduction.

      Par contre, toutes ces lectures m'amènent à cogiter à la possibilité d'écrire quelque chose moi-même!!!...mais je ne pourrais toujours pas mettre ce livre au programme : même si j'ai toujours la tête ailleurs, mon corps demeure géographiquement sur ce territoire que l'on nomme le Québec, et on ne peut mettre d'ouvrages québécois dans les cours de littérature française! Che miseria...

      Bonne journée quand même! Toujours en grève, je file aux archives pour un petit travail de recherche que m'a confié Tilia!

      Supprimer
    3. Gaëlle...Je pensais sans doute à qui vous savez...car je relis aussi un ouvrage conseillé à Danielle : Cet été qui chantait !

      Supprimer
    4. Vous êtes gourmande très chère.
      Gaëlle vient de publier un second roman dans le domaine musical cette fois.
      Je l'ai entendue sur Radio Classique la semaine passée elle m'a rapidement énervée ponctuant chaque inspiration ou presque d'un "voila".
      Je garde Gabrielle pour la semaine prochaine je dois effectuer un voyage au cours duquel j'aurai cinq heures de train.
      J'ai hâte de mériter les histoires d'escalades de mur
      A bientôt

      Supprimer
  14. Déjà !! Je viens à peine de découvrir les dates de l'exposition, que tu nous la racontes avec talent ! Celle-ci est déjà sur mon agenda bien sûr, de même que celle consacrée à Artemisia. Mais tu me donnes envie de m'y précipiter, je sais que je vais me régaler. Merci Françoise et bonne semaine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai une technique pour éviter la foule pour les expositions que je veux absolument voir,m'y rendre dans les tous premiers jours et à l'heure du déjeuner.
      Artemisia est au programme de cette semaine!
      Ce n'est pas mon talent mais celui de Julie Manet.
      Bonne semaine

      Supprimer
  15. J'imagine tout à fait ton excitation, un moment de pur plaisir.
    J'ai un très bon souvenir d'une expo des toiles (en nombre limité hélas) de Berthe Morisot à Martigny, un moment délicieux
    Je te souhaite une belle lecture et merci de nous en avoir fait profiter

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne pense pas me tromper je crois que c'était la même que celle qui avait eu lieu à Lille .
      A Lille autant que je me souvienne il y avait tout de même un certain nombre de tableaux une petite centaine il me semble.
      La lecture est délicieuse
      Bonne journée

      Supprimer
  16. 1er mars - Berthe Morisot écrit à sa fille « Ma petite Julie, je t'aime mourante ; je t'aimerais encore morte ; je t'en prie, ne pleure pas ; cette séparation était inévitable ; j'aurais voulu aller jusqu'à ton mariage... Travaille et sois bonne comme tu l'as toujours été ; tu ne m'as pas causé un chagrin dans ta petite vie. Tu as la beauté, la fortune ; fais-en bon usage. Je crois que le mieux serait de vivre avec tes cousines, rue de Villejust, mais je ne t'impose rien. Tu donneras un souvenir de moi à ta tante Edma et à tes cousines ; à ton cousin Gabriel, les Bateaux en réparation de Monet. Tu diras à M. Degas que s'il fonde un musée, il choisise un Manet. Un souvenir à Monet, à Renoir et un dessin de moi à Bartholomé. Tu donneras aux deux concierges. Ne pleure pas ; je t'aime encore plus que je t'embrasse. Jeannie, je te recommande Julie. »

    je l'avais lu, je ne sais plus ni où niquand et j'ai cherché un moment pour te la retrouver !!!! cette lettre m'émeut ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Elle est dans le Journal ainsi que dans le livre de Bona
      Moi aussi elle m'émeut beaucoup
      Julie y fait souvent référence dans son journal
      Merci pour la recherche
      Bises

      Supprimer
    2. Une précision Calou
      Berthe s'éteindra le lendemain
      Bises

      Supprimer
  17. Le Journal de Julie vous attendez donc, c'est magnifique et pas du hasard!
    Et c'est comme une rencontre.

    L'extrait de la lettre de Berthe à Julie, que cite Calou, me touche aussi beaucoup.
    Votre présentation singulière me rend curieuse!
    Amitiés.
    Miss Lemon.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Miss c'est tout à fait cela.
      Il m'attendait,me tendait les bras.
      Sur l'instant je me demandais si je ne rêvais pas surtout en voyant le montant affiché.
      Julie dans son Journal reparle assez souvent de cette lettre et aussi de l'émotion qu'elle lui a apportée ,elle s'adresse souvent à sa mère

      "Maman,maman!dis-moi si je te déplais,dis-moi si je prends une voie te déplaisant,je voudrais avoir un caractère imprégné du tien,aimer ce que tu aimais et ce que tu aimerais,peindre comme tu le voudrais,enfin être bien ta fille.Si je pouvais te ressembler!Toute la vie à parcourir sans te revoir,que c'est long;je veux mériter de te retrouver après.Maman que j'aimais tant inspire-moi!"

      Il y a ainsi certains passages très émouvants
      D'autres très drôles:
      " M.Renoir a débandé son bras ce soir,que j'ai été effrayée à la vue de tous ces poils,que l'homme est laid!Un animal a une fourrure,mais l'homme a des poils qui laissent voir la peau c'est horrible!Tout de même il faut du courage pour se marier avec cela!"

      Amitiés

      Supprimer
  18. j'ai vu l'expo dimanche. Je n'ai pas remarqué le livre merci de le signaler

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Miriam.
      Bienvenue.
      Vous ne pouviez pas remarquer ce livre car il est épuisé on ne le trouve que d'occasion,Marmottan ne pouvait donc pas le présenter.
      J'ai trouvé très bien le choix de livres proposés par le musée
      A bientôt

      Supprimer
  19. Je n'ai pas lu tout le texte, mais les dessins de Berthe Morisot me plaîsent. En général le style d'impressionisme me plaît. Quand j'ai visité des expositions de peinture plus tôt j'ai emmené souvent un catalogue de l'exposition. Je trouve ca exceptionel de rechercher une exposition de 2006.

    Bonjour d'Allemagne
    Dieter

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'achète pas systématiquement le catalogue,hier par exemple j'ai vu l'exposition consacrée à Artemisia je n'ai pas été emballée,je suis restée sur ma faim et donc je n'ai pas acheté le catalogue.
      Je n'avais pas pu voir l'exposition de Lodève et peut-être que je pourrais y découvrir d'autres tableaux
      Belle journée en Allemagne ici nous avons un soleil magnifique,et des températures anormalement chaudes

      Supprimer
  20. Tu me donnes envie de monter à Paris pour voir l'exposition. C'est un régal de lire le passage que tu nous fais découvrir, l'univers des peintre entre eux c'est tout un roman en réalité !!!
    J'adore le tableau, j'aimerais bien être Bibi.
    Merci pour ce beau moment
    Je t'embrasse
    Danielle

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Danielle je pense que cela en vaut la peine.
      Tu fais bien assez de choses pour tes enfants ils pourraient une journée jouer les garde-malade ...
      Je vous ferai partager d'autres passages de ce livre très vite,cette semaine j'ai manqué de temps.
      Je ne sais pas si j'aurais aimé être Bibi ,être orpheline à 17 ans ce n'est tout de même pas amusant.
      Je t'embrasse

      Supprimer
  21. Françoise je parlais de ce moment de peinture, là assise sur le petit pliant dans ce magnifique jardin ! Je ressens la quiétude et j'aime ces instants qui restent gravés à tout jamais !
    Je t'embrasse
    Danielle

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Excuse moi j'avais mal interprété!
      Oui effectivement surtout que Bougival est un endroit charmant.
      Mes beaux-parents y habitaient et c'était un peu encore à certains endroits très privilégié,alors du temps de Berthe Morisot...
      Je montrerai la semaine prochaine d'autres endroits de Bougival avec cette même quiétude
      Je t'embrasse

      Supprimer
  22. Pardon, j'ai mal compris, oui, tu disais "rentré le matin" j'ai cru à une réedition de ce journal d'adolescence, une vraie pépite ! Effectivement : une aubaine ! lol Et tu as trouvé cette merveille chez Art Majeurs of course ! lol Ah j'adore cet endroit, je suis capable d'y rester plusieurs heures et de faire une sévère encoche à mon budget "livres du mois" lol après être passée chez toi, j'avais été voir chez Amazon, il est à 280€. Je pensais au Comptoir du Livre, rue de Nesle... (j'y vais de temps en temps avec une amie libraire) il y en a une autre rue de Buci, j'ai oublié le nom, on y trouvait ce genre de trésors...
    Oui Bona (pourquoi j'ai mis un T ? Il était tard..lol) les belles-soeurs Rouart, j'oserai dire, car Yvonne et Christine Lerolle (au piano sur le célèbre tableau de Renoir, je crois qu'il fait la couverture du livre) avaient épousé deux des frères Rouart, on peut ajouter Julie, car n'était-elle pas leur belle-soeur ? Je n'ai pas lu le livre de Jean-Marie Rouart (lui-même neveu de Julie), donc je me perds un peu dans les liens de cette famille. Tu me tentes quant à la lecture du livre de Dominique Bona, et je vais me laisser tenter jusqu'au bout lol lundi : je vais chez mon libraire.
    Merci Françoise et bon week-end !
    Bisous
    Nathanaëlle

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La rue de Nesle une des plus petites de Paris!!
      Je suis comme toi je suis capable de passer des heures chez Aux Arts Majeurs.
      Je ne vois pas ce libraire de la rue de Buci j'en vois un en prolongement de la rue de Buci qui es alors la rue St André des Arts sur la gauche dès que l'on a traversé la rue Dauphine
      Oui Julie était leur belle-soeur , Henry Rouart avait trois fils Ernest le mari de Julie ,Eugène qui a épousé Yvonne et Louis qui épousera Christine
      Cette famille dont on a continué à parler ensuite avec cette histoire de succession Anne Marie Rouart et Denis Rouart (petit-fils de Berthe)
      Bon dimanche à toi aussi
      Bises

      Supprimer
  23. Bonsoir Françoise.
    Tu dois être heureuse d'avoir trouvé ce livre qui semble être une vraie mine d'or... J'avais commencé à lire ton dernier article avant de revenir ici car je n'étais pas sûre que l'auteur des extraits parlait bien de Berthe Morisot... C'est vraiment agréable de lire tous ces récits car on se retrouve vraiment plongés dans l'intimité des peintres. J'ai bien aimé aussi les états d'âme de Degas relatifs à l'organisation de l'expo et à ce paravent qui a suscité bien des débats... ;-)
    Le tableau représentant la petite Julie assise dans le jardin est une merveille de douceur et de tendresse.
    Je file lire la suite de tes articles.
    Bisous

    RépondreSupprimer